Tout autour de moi n'est qu'effluve humaine et ce goût amer sur les lèvres, les papilles m'est de plus en plus inssupportable. Je fais une overdose d'humanité, qu'on les égorge tous ces sordides animaux dont je ne fais plus partie, mon poil est élégant et doux, le leur est réche et humide : rempli de l'odeur noséabonde de l'idiotie. Le moindre de leurs mouvements est robotique, grotesque. Ils gesticulent comme des animaux en cage et moi, je les regarde à travers le grillage, un soudain entrain, j'explose de rire. Quelle horrible comédie !
Leurs paroles sont rapides, saugrenues et dorénavant j'ai l'impression d'entendre une langue qui m'est inconnu, cela ressemble à des aboiements euphoriques et assourdissant. Il n'y a plus de foi ni loi. L'une de ces bêtes en crise me mord la jambe, m'assène de ses crocs dans ma peau mais je l'éjecte en un rapide instant, même le bruit de l'écrasement de sa chair contre le sol m'est écoeurant mais je tends vivement l'oreille car le bruit de la perte d'un de ces animaux m'est jouissif, qu'ils viennent tous m'attaquer... Je les en prie, je ne veux plus que les décimer. Merveilleux holocauste !