Eths - Animaexhalare

La douleur m'imprègne le coeur... Un jour les violons me tueront.

Ne me dites pas que ces violons ne vous font pas succomber ?

# Posted on Sunday, 07 December 2008 at 10:52 AM

Edited on Tuesday, 17 February 2009 at 4:56 PM

L'acceptation de soi, décevant ma foi.

L'acceptation de soi, décevant ma foi.
Je suis un mouton comme tous mes semblables. Je vis parce qu'il le faut car la mort est lâche et hypocrite. Je survis et je suis également lâche, hypocrite : je ne fais rien pour aider ma patrie, mon monde à survrivre lui aussi. La nature est en pleine destruction et je suis là, attendant le glas apocalyptique qui mettra fin à toutes nos vies. Je ne pense peut-être pas comme tout le monde mais j'agis de la même manière qu'eux. Je prends le même chemin que tous mes concitoyens, celui qui mène à la mort terrestre, nous sommes tous lâches et hypocrites. Tous autant que nous sommes ! Nous n'ouvrirons les yeux qu'au moment de nos adieux...

Tourne, tourne en rond pauvre petite planète abîmée... Jusqu'à l'implosion !

# Posted on Thursday, 22 January 2009 at 1:49 PM

Edited on Friday, 23 January 2009 at 4:59 PM

Drôle de peuple.

Drôle de peuple.
Tout autour de moi n'est qu'effluve humaine et ce goût amer sur les lèvres, les papilles m'est de plus en plus inssupportable. Je fais une overdose d'humanité, qu'on les égorge tous ces sordides animaux dont je ne fais plus partie, mon poil est élégant et doux, le leur est réche et humide : rempli de l'odeur noséabonde de l'idiotie. Le moindre de leurs mouvements est robotique, grotesque. Ils gesticulent comme des animaux en cage et moi, je les regarde à travers le grillage, un soudain entrain, j'explose de rire. Quelle horrible comédie !

Leurs paroles sont rapides, saugrenues et dorénavant j'ai l'impression d'entendre une langue qui m'est inconnu, cela ressemble à des aboiements euphoriques et assourdissant. Il n'y a plus de foi ni loi. L'une de ces bêtes en crise me mord la jambe, m'assène de ses crocs dans ma peau mais je l'éjecte en un rapide instant, même le bruit de l'écrasement de sa chair contre le sol m'est écoeurant mais je tends vivement l'oreille car le bruit de la perte d'un de ces animaux m'est jouissif, qu'ils viennent tous m'attaquer... Je les en prie, je ne veux plus que les décimer. Merveilleux holocauste !

# Posted on Tuesday, 03 February 2009 at 1:48 PM

Edited on Tuesday, 03 February 2009 at 2:09 PM

Instant de silence étrange.

Instant de silence étrange.
J'entends les tintements de la pendule au fil des secondes,
Les ondes de la cloche de l'église vagabondent,
Les braises dans les flammes crépitent,
La sordide et pathéthique rumeur s'ébruite.
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# Posted on Tuesday, 17 February 2009 at 1:49 PM